Simulateur gratuit pour micro-entrepreneurs

Versement libératoire : faut-il opter pour 2027 ?

L'option pour le versement forfaitaire libératoire de l'article 151-0 du CGI se joue avant le 30 septembre 2026, et elle est définitive : ni restitution, ni imputation de crédits d'impôt. Ce simulateur compare le coût réel des deux branches sur votre foyer fiscal, règle du taux effectif comprise.

Résultat immédiat Aucune donnée enregistrée Barème LF 2026

Le calcul

Vos hypothèses 2027, les deux scénarios côte à côte

Renseignez le foyer, les revenus hors micro et le chiffre d'affaires prévisionnel. Le comparatif se met à jour à chaque saisie.

Foyer fiscal 2027 (prévisionnel)
Revenus du foyer hors micro
Chiffre d'affaires micro 2027
Condition d'accès (RFR 2025)
Hypothèse de barème

Décomposition de l'impôt sur le revenu

PosteSans optionAvec option

Coût comparé du bénéfice micro

Simulation indicative fondée sur les hypothèses saisies. Elle ne constitue ni un conseil personnalisé ni un engagement du cabinet, et ne remplace pas l'examen de votre situation réelle.

La question suivante

Le micro est-il encore le bon régime pour vous ?

Le calcul ci-dessus arbitre entre deux modalités d'imposition, à régime constant. Il ne dit rien du régime lui-même, et ce n'est pas qu'une affaire de taux de charges : avec très peu de charges, un dirigeant qui n'a pas besoin de sortir tout son résultat a souvent bien davantage à gagner à changer de structure qu'à optimiser son micro.

Charges

Le forfait contre vos charges réelles

L'abattement de 34, 50 ou 71 % est une convention, pas une réalité. Dès que vos charges la dépassent, l'écart est perdu chaque année. S'y ajoute ce que le micro ne permet pas : ni amortissement, ni déficit reportable, ni TVA déductible sur vos achats.

Rémunération

Tout est imposé, même ce que vous ne sortez pas

Au micro, la base taxable ne dépend pas de vos prélèvements : vous êtes imposé et cotisé sur la totalité du bénéfice, y compris sur la part que vous laissez dormir. À l'IS, vous calibrez la rémunération sur votre besoin réel et vous décidez du sort du reste.

Équilibre

Le bon dosage plutôt que le gros volume

Passé 60 000 € de chiffre d'affaires, la bascule en EURL, SASU ou SELAS mérite d'être chiffrée, y compris avec peu de charges. Tout se joue sur le point d'équilibre entre rémunération, dividendes, réserve et protection sociale. Vient ensuite la question de la holding et de l'emploi de la trésorerie.

Albin Camalès, expert-comptable, fondateur de Countly

Albin Camalès

Expert-comptable, fondateur de Countly

« Le micro n'est peut-être plus adapté à partir du moment où il y a un grand écart entre ce qui tombe sur votre compte et ce dont vous avez besoin pour vivre. Seule une simulation chiffrée permettra de prendre la décision de manière éclairée de passer au réel ou de rester en micro. »

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Questions fréquentes

Le versement libératoire en six points

Jusqu'à quand puis-je opter pour 2027 ?

L'option se formalise auprès de l'Urssaf au plus tard le 30 septembre de l'année précédant celle au titre de laquelle elle s'applique, soit le 30 septembre 2026 pour les revenus 2027. Pour une entreprise créée en cours d'année, le délai court jusqu'au dernier jour du troisième mois suivant la création.

Quelle condition de revenu fiscal de référence ?

Le RFR de l'avant-dernière année doit rester sous la limite de la deuxième tranche du barème, par part de quotient familial, majorée de 50 % par demi-part et de 25 % par quart de part supplémentaire. Pour une option exercée en 2026, c'est donc le RFR 2025 figurant sur l'avis d'impôt 2026 qui est retenu.

Puis-je récupérer le versement si je ne suis pas imposable ?

Non. Le versement est libératoire et définitif : il n'ouvre droit à aucune restitution et aucune réduction ni crédit d'impôt ne peut s'y imputer. Un foyer non imposable au barème perd donc sèchement le montant versé, ce qui constitue le principal motif de renoncement à l'option.

Le bénéfice micro disparaît-il de ma déclaration ?

Non. Il reste déclaré et retenu pour le calcul du taux effectif : l'impôt est liquidé sur l'ensemble des revenus du foyer, puis proratisé à hauteur des seuls revenus non soumis au versement. Le bénéfice continue également d'alimenter le revenu fiscal de référence, avec les conséquences que cela emporte sur les droits sous conditions de ressources et le plafond d'épargne retraite.

Que se passe-t-il si mon RFR dépasse le plafond ?

La sortie n'est pas automatique côté Urssaf : la dénonciation doit être expresse, faute de quoi les versements indus font l'objet d'une régularisation l'année suivante. C'est un point de vigilance à intégrer dans le suivi annuel du dossier.

À partir de quand le régime réel devient-il plus intéressant ?

Le point de comparaison immédiat est le montant de l'abattement forfaitaire : 34 % des recettes en BNC, 50 % en prestations BIC, 71 % en vente. Dès que vos charges réelles dépassent ce forfait, l'excédent n'est déductible qu'au réel. S'y ajoutent l'amortissement des investissements, le report des déficits, la déduction des cotisations facultatives et la récupération de la TVA sur vos achats, qui n'existent pas au micro. L'écart doit toutefois être apprécié sur plusieurs exercices, en tenant compte du coût de la tenue comptable.

J'ai très peu de charges : le micro est-il forcément le bon choix ?

Non, et c'est l'erreur la plus fréquente. Le taux de charges n'est qu'un des deux paramètres. Au micro, vous êtes imposé et cotisé sur la totalité du bénéfice forfaitaire, que vous préleviez cette somme ou non : le régime ne sait pas distinguer ce dont vous avez besoin pour vivre de ce que vous laissez dans l'entreprise. Un dirigeant peu chargé mais dont le train de vie est nettement inférieur à son résultat a donc souvent intérêt à passer en société, où la fraction non prélevée relève de l'impôt sur les sociétés et où le moment de la sortie se choisit. À l'inverse, celui qui prélève tout son résultat tirera surtout profit du réel s'il est réellement chargé.

Cette simulation vaut-elle conseil ?

Non. L'outil applique un barème connu à des hypothèses que vous saisissez et dont vous restez responsable, sans tenir compte des situations particulières : plafonds de quotient familial spécifiques, contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, ou arbitrage entre micro, réel et société. Un échange avec votre expert-comptable reste nécessaire avant toute décision.

Méthodologie

Base de calcul et hypothèses retenues

Paramètres fiscaux

  • Barème de référence : LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), revenus 2025, tranches 11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 €, taux 0 / 11 / 30 / 41 / 45 %. Le barème applicable aux revenus 2027 n'est pas connu : le champ d'indexation permet de tester la sensibilité.
  • Quotient familial : plafonnement à 1 807 € par demi-part (cas général, art. 197 I-2 CGI). Les plafonds spécifiques (parent isolé, invalidité, ancien combattant, demi-part vieux parents) ne sont pas modélisés.
  • Décote : 897 € / 1 483 € diminués de 45,25 % de l'impôt brut. Non-mise en recouvrement en dessous de 61 € (art. 1657 CGI). La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus n'est pas modélisée.
  • Taux effectif : avec option, le bénéfice micro reste retenu pour le taux effectif (art. 197 C CGI, BOI-BIC-DECLA-10-40-20) : l'impôt est liquidé sur le revenu total puis proratisé à hauteur des seuls revenus non soumis au versement. La décote est ici appliquée après cette proratisation.
  • Abattements micro : 71 / 50 / 34 %, minimum 305 € (art. 50-0 et 102 ter CGI). Taux du versement : 1 / 1,7 / 2,2 % du CA encaissé (art. 151-0 II CGI), hors cotisations sociales, CFP et taxe pour frais de chambre. Ces prélèvements sont identiques dans les deux branches, donc neutres dans l'arbitrage.
  • Seuils micro 2026-2028 : 203 100 € (vente) et 83 600 € (services BIC et BNC). Seuil de RFR pour une option exercée avant le 30/09/2026 : 29 579 € par part de quotient familial 2025.

Points d'attention hors calcul

  • Le versement est définitif : aucune restitution, aucune imputation de réductions ou de crédits d'impôt.
  • Le bénéfice micro reste intégré au RFR : effets sur les droits sous conditions de ressources et sur le plafond d'épargne retraite.
  • Trésorerie : le versement est acquitté au fil des encaissements, sans acompte de prélèvement à la source ni régularisation en N+1.
  • La sortie du dispositif en cas de dépassement du RFR suppose une dénonciation expresse auprès de l'Urssaf.

Le bon régime n'est pas toujours celui d'il y a trois ans

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