Comment dégager davantage de revenu de sa société ? La question revient dans la quasi-totalité des rendez-vous de dirigeants, formulée d'une manière ou d'une autre. Elle est légitime, et tout entrepreneur se la pose un jour. La réponse tient en trois leviers. Le piège consiste à croire qu'ils se valent.
Premier réflexe : vendre plus
C'est l'instinct immédiat, et il n'est pas faux : vendre plus, c'est encaisser plus. Mais la mécanique comporte deux angles morts.
Le premier est l'effet de ciseau. Quand le chiffre d'affaires grimpe, les charges suivent, souvent plus vite que prévu. Embauches, locaux plus coûteux, BFR qui se tend. Une entreprise en croissance peut très bien se retrouver à court de trésorerie si la marge n'est pas pilotée au cordeau. La croissance ne corrige pas une marge mal tenue : elle l'amplifie, dans les deux sens.
Le second tient au temps. Entre l'effort commercial et l'encaissement s'intercale le cycle de vente. Les effets se mesurent rarement le mois suivant, parfois pas avant plusieurs trimestres.
Le levier le plus ingrat : réduire les coûts
Sur le papier, l'idée est tentante. Dans les faits, c'est le chantier qui rapporte le moins au regard de l'énergie dépensée. Une partie des charges est tout simplement incompressible, et sur le reste, les gains restent le plus souvent marginaux, sauf structure de coûts réellement dégradée, où il y a alors matière à agir. Pour la majorité des dossiers, l'impact demeure limité.
Le gisement qu'on oublie : optimiser (légalement)
C'est là que se situe, pour la plupart des dirigeants, le potentiel le plus sous-exploité. Et il faut être précis sur le terme : optimiser ne signifie pas tricher. Il s'agit de structurer correctement la rémunération, le statut, et le cas échéant l'organisation juridique, afin de cesser de laisser de l'argent sur la table à chaque clôture.
Trois raisons en font, à mon sens, la priorité.
D'abord, le travail est délégable : l'analyse et la réflexion sont confiées à un professionnel, sans mobiliser le dirigeant au-delà des arbitrages.
Ensuite, le retour est chiffrable en amont. Une projection sérieuse établit, avant toute action, le gain attendu de l'opération. La décision repose alors sur un ROI, non sur une intuition.
Enfin, l'exécution est rapide. Une fois l'arbitrage validé, la nouvelle structure devient opérationnelle en quelques semaines.
L'ordre de grandeur ? Sur un dossier classique, le potentiel se situe à cinq chiffres par an. Et comme une optimisation bien construite se reconduit d'un exercice à l'autre, l'effet se cumule sur plusieurs années, parfois sur l'ensemble d'une carrière.
La vraie priorité
Les trois leviers méritent d'être travaillés, et ils se complètent. Mais si l'un doit être placé en tête, c'est le troisième : il offre le meilleur rapport entre l'effort consenti et le gain obtenu.
Le frein, d'ailleurs, est rarement technique. Il tient le plus souvent à un constat plus banal : on ne sait pas à qui s'adresser, ou l'on n'ose pas poser la question, de peur qu'elle paraisse naïve. Elle ne l'est pas. C'est même précisément le type de question qui mériterait d'être posée bien plus tôt dans la vie d'une entreprise.
Vous avez une question ?
Vous avez une question sur nos services, besoin d’un accompagnement personnalisé ou envie d’échanger avec un expert-comptable ? Nous sommes à votre écoute !
Contact
Contact
Partager cet article
